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Alternative à Monkey 47 : 5 gins français à découvrir en 2026

Héritage des Alpes · 7 Juillet 2026 · 9 min de lecture

Alternative à Monkey 47 : 5 gins français à découvrir en 2026

Vous aimez Monkey 47 et vous avez envie d'explorer au-delà ? Bonne nouvelle : la France produit aujourd'hui des gins de montagne qui tiennent la comparaison — avec un avantage décisif pour certains : ils sont authentiquement alpins, là où Monkey 47 est un gin de Forêt-Noire. Voici cinq alternatives françaises, chacune avec sa personnalité.

Une précision d'honnêteté avant de commencer : ce guide est publié par Héritage des Alpes, et l'un des cinq gins ci-dessous est le nôtre. Nous vous le signalons clairement, nous vous disons pourquoi nous l'avons créé — et nous vous présentons les quatre autres avec le même respect, parce qu'un amateur exigeant mérite un panorama sincère.

Pourquoi chercher une alternative à Monkey 47 ?

Disons-le d'emblée : Monkey 47 est un excellent gin. Sa complexité aromatique — 47 botaniques — en a fait la référence mondiale du gin « de terroir », et son succès a ouvert la voie à toute une génération de distillateurs. Si vous le trouvez à bon prix, achetez-en.

Mais trois raisons peuvent donner envie d'aller voir ailleurs :

  • Ce n'est pas un gin alpin. Monkey 47 est distillé en Forêt-Noire, un massif forestier du sud de l'Allemagne qui culmine à moitié moins que nos massifs. C'est un magnifique gin de forêt — pas un gin d'altitude. Les botaniques de haute montagne (génépi, vulnéraire, plantes de falaise) n'y figurent pas. Pour comprendre ce qui distingue vraiment un gin alpin, la géographie compte.
  • Ce n'est plus une marque indépendante. Monkey 47 est passé sous le contrôle de Pernod Ricard à partir de 2016. Rien de mal à cela — mais si vous cherchez une distillerie indépendante, un créateur identifié et une cueillette documentée, la France a désormais mieux à proposer.
  • Le format. Détail que beaucoup découvrent en caisse : Monkey 47 est vendu en bouteille de 50 cl, autour de 40-45 €. Rapporté au volume, il joue dans la même catégorie de prix que les gins artisanaux français en 70 cl — l'écart apparent est une illusion d'étiquette.

1. Gin Belledonne — Héritage des Alpes (Isère) : le nôtre, en toute transparence

Commençons par celui que nous connaissons le mieux, puisque nous le produisons. Si vous aimez la signature forestière et herbacée de Monkey 47, le Gin Belledonne joue sur le même registre de complexité, mais avec une dimension plus florale et plus minérale — et surtout une plante que vous ne trouverez dans aucun autre gin : la vulnéraire de Chartreuse, cueillie à la main sur les falaises du massif, dans le cadre d'une cueillette réglementée par arrêté préfectoral.

Là où Monkey 47 évoque une forêt, le Belledonne incarne un massif : chaque bouteille appartient à une édition numérotée de 1 200 exemplaires, issue d'une récolte que la plante elle-même limite. C'est un London Dry en 70 cl, à 40 % vol.

  • Prix : 59 € les 70 cl (prix de lancement, évolution prévue à l'automne 2026) — soit l'équivalent d'environ 42 € en 50 cl, le format de Monkey 47.
  • Ce qui change : plus floral, plus minéral, une plante signature endémique, une rareté réelle et numérotée.
  • Pour qui : l'amateur de Monkey 47 qui veut passer de l'évocation de la nature à sa version documentée — et posséder une bouteille qui n'existera qu'une fois.

2. Altitude Gin — Chamonix : la porte d'entrée savoyarde

Distillé à Chamonix avec des botaniques de Haute-Savoie, Altitude Gin propose un profil plus sec et plus direct que Monkey 47 : moins foisonnant, plus franc. C'est une très bonne porte d'entrée dans le gin de montagne pour qui trouve les 47 botaniques de la référence allemande un peu bavardes. On le croise surtout dans les Alpes du Nord, autour de 40-50 €.

  • Ce qui change : profil épuré et minéral, ancrage Mont-Blanc, distribution de station.
  • Pour qui : l'amateur de gins secs et nets, et le skieur qui veut ramener la montagne dans sa valise.

3. Mélifera — île d'Oléron : la voie du bio certifié

Pas alpin du tout, mais incontournable si votre critère est le bio : Mélifera est un gin français certifié, construit autour d'une fleur signature — l'immortelle des dunes — avec un engagement biodiversité sincère (la marque soutient la sauvegarde des abeilles noires). La logique est cousine de la nôtre : une plante rare comme colonne vertébrale, un lieu précis, une histoire vraie. Comptez environ 40-45 €.

  • Ce qui change : certification bio, profil floral iodé, univers océanique plutôt que montagnard.
  • Pour qui : l'amateur de Monkey 47 sensible au bio et aux marques à mission.

4. Lachanenche — vallée de l'Ubaye : la montagne nue

Micro-distillerie familiale des Alpes du Sud, Lachanenche produit des spiritueux de montagne d'une pureté remarquable, dont un gin au génépi qui prend la mixologie alpine par son versant le plus dépouillé. C'est l'anti-Monkey 47 : là où l'allemand empile les couches, l'ubayen retire tout ce qui n'est pas essentiel. Autour de 45-50 €.

  • Ce qui change : minimalisme aromatique, génépi en vedette, indépendance familiale totale.
  • Pour qui : les puristes — et les curieux du match génépi ou gin alpin.

5. Audemus « Umami » — Cognac : l'ovni pour palais joueurs

Rien d'alpin ici, mais si ce qui vous plaît chez Monkey 47 est l'audace aromatique, le gin Umami de la maison Audemus (Cognac) pousse le curseur encore plus loin : un profil salin et umami unique en France. Ce n'est pas un gin de tous les jours — c'est une expérience, autour de 45 €.

  • Ce qui change : registre umami inédit, esprit laboratoire, très loin du canon London Dry.
  • Pour qui : les collectionneurs d'expériences gustatives, en complément d'un gin plus classique.

Le comparatif en un coup d'œil

  • Monkey 47 — Forêt-Noire (Allemagne) · 47 botaniques · groupe Pernod Ricard · 50 cl, ~40-45 € · profil foisonnant, forestier.
  • Gin Belledonne — Belledonne/Chartreuse (Isère) · plante signature vulnéraire · indépendant, édition numérotée 1 200 · 70 cl, 59 € · profil floral, minéral, alpin. C'est le nôtre.
  • Altitude Gin — Chamonix · botaniques de Haute-Savoie · ~40-50 € · profil sec et net.
  • Mélifera — Oléron · immortelle, bio certifié · ~40-45 € · profil floral iodé.
  • Lachanenche — Ubaye · génépi · distillerie familiale · ~45-50 € · profil minimaliste.
  • Audemus Umami — Cognac · profil umami expérimental · ~45 €.

Ce que cette génération de gins français change vraiment

Le succès de Monkey 47 a prouvé qu'un gin pouvait se vendre sur un terroir raconté. La génération française qui suit va un cran plus loin : elle vend un terroir vérifiable. Cueillette documentée, plantes nommées, éditions numérotées, distillateurs et cueilleurs identifiés — ce que le marketing des grands groupes évoque, les indépendants le prouvent. C'est le sens de l'histoire du gin artisanal français, et la pénurie actuelle de Chartreuse ne fait qu'accélérer la curiosité pour les spiritueux alpins d'origine réelle.

Notre conseil de dégustation, quel que soit votre choix : goûtez d'abord pur et frais, avant tout tonic — c'est là que les différences entre ces six gins se révèlent le mieux. Notre guide comment déguster un gin pur donne la méthode.

Comment les comparer chez vous : le protocole simple

Le meilleur juge, c'est votre palais. Pour comparer sérieusement deux gins — Monkey 47 face à l'une de ces alternatives —, suivez le protocole des dégustateurs :

  • Deux verres identiques (tulipe de préférence), 2 cl de chaque gin, pur, à température de cave (14-16 °C) — pas glacé, le froid anesthésie les arômes.
  • Le nez d'abord : trois passages courts au-dessus du verre, en notant ce qui vient (résine ? fleurs ? agrumes ? épices ?). Ajoutez ensuite une goutte d'eau : les profils s'ouvrent différemment — c'est souvent là que les gins de cueillette se détachent.
  • La bouche : une petite gorgée gardée cinq secondes. Observez l'attaque (sèche ou grasse ?), le milieu (quelles plantes parlent ?) et surtout la longueur — la persistance aromatique est le meilleur marqueur du travail artisanal.
  • Puis le tonic : 1 volume de gin pour 2 de tonic neutre, sans garniture. Un grand gin reste identifiable même dilué ; un gin de marketing disparaît.

Notre guide comment déguster un gin pur détaille chaque étape, et celui du choix du tonic évite le piège du tonic sucré qui écrase tout.

Questions fréquentes

Quelle est la meilleure alternative française à Monkey 47 ?

Cela dépend de ce que vous aimez chez Monkey 47. Pour l'authenticité alpine et la rareté : le Gin Belledonne (le nôtre — édition numérotée de 1 200 bouteilles, vulnéraire de Chartreuse cueillie à la main). Pour un profil sec : Altitude Gin. Pour le bio : Mélifera. Pour l'audace : Audemus Umami.

Monkey 47 est-il toujours une marque indépendante ?

Non. Monkey 47 est passé sous le contrôle du groupe Pernod Ricard à partir de 2016. La production reste en Forêt-Noire, mais la marque appartient à l'un des plus grands groupes mondiaux de spiritueux.

Monkey 47 est-il un gin alpin ?

Non, au sens strict : il est distillé en Forêt-Noire, un massif forestier allemand de moyenne montagne, sans botaniques d'altitude. C'est un gin de forêt remarquable, mais les gins alpins se définissent par des plantes de haute montagne comme le génépi ou la vulnéraire.

Pourquoi le Gin Belledonne est-il plus cher que Monkey 47 ?

L'écart est plus faible qu'il n'y paraît : Monkey 47 est vendu en 50 cl (~40-45 €), le Gin Belledonne en 70 cl (59 €) — à volume égal, les prix sont comparables. Le coût du Belledonne reflète une cueillette manuelle en falaise réglementée et une édition strictement limitée, sans économies d'échelle de groupe.

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

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